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Martin OLIVER : « Ça fait chier… Il faut gagner ! »

21 novembre 2018 - 12:46

Soir de match • N1 2018-2019 - Poule 3 • 9e journée (vs Sarrebourg l 29-33)

 

La venue au CSL de Franconville du 3e de la poule 3 n’a pas permis à l’Élite Val d’Oise Handball de se relancer. Après un match compliqué qu’ils n’ont pas su prendre en main dans les moments-clés, les coéquipiers du vice-capitaine Martin Oliver sont repartis frustrés, une fois encore, et battus par le Sarrebourg Moselle Sud Handball. Battu mais pas abattu, Martin veut une révolte pour faire enfin pencher la balance en la faveur du groupe en match. Samedi prochain, l’objectif est tout trouvé chez la lanterne rouge sans victoire, le Épinal HB (20:30)… qui ne donnera pas le match ! Analyse franche de Martin avec ses mots à lui !

 

• Fred Thoos (Élite Val d’Oise Handball) : Nouvelle défaite, Martin, pour l’équipe après un match intéressant, au cours duquel on a vu de belles choses mais duquel on ressort avec beaucoup de regrets…
Martin Oliver : Ouais. Ça ne suffit pas. On enchaine les défaites. Dans l’état d’esprit, on est mieux. À l’entraînement, on travaille mieux. Mais on ne gagne pas de match. Il faut gagner, sinon la deuxième moitié de saison va être compliquée… On a les ballons pour revenir, passer devant, mais il manque toujours un truc. Il y a toujours quelque chose qui ne va pas. Il faut qu’on corrige absolument, sinon, on va être en grande difficulté. Oui, on lâche rien. Depuis la claque de Boulogne, on s’est remis dedans et on s’est placé face à nos responsabilités en se disant “c’est pas possible ce qu’on est en train de faire”. C’est mieux, mais ça ne permet pas de gagner les matches.

• Il y a encore une mauvaise entame de match. C’est récurrent et gênant pour espérer faire de bons matches et gagner…
Une mauvaise entame, oui. Mais ils ne sont jamais très loin. Leur arrière gauche était chaud au début. On savait qu’il aimait beaucoup tirer et qu’il ne fallait pas le laisser faire. On a corrigé ça et on est revenu petit à petit, en se mettant mieux en place en défense. C’était du coup plus facile pour Hugues dans la cage, qui nous fait quelques arrêts. On revient, on a les balles pour égaliser, passer devant, mais on les met jamais. En seconde mi-temps, pareil, on fait un bon début. On revient, le public est là, pousse. Et dès qu’on a la balle pour passer devant, mettre un petit coup, c’est mort. On les met jamais ! C’était pareil à Chambéry et sur certains matches de la phase aller. Tous les ballons importants qui ont de la valeur, on est incapable de les mettre au fond à l’heure actuelle. Pareil en défense. On est bien sur de longues périodes, de plus en plus longues, mais on a toujours de petites fautes de concentration qui font que eux, les ballons à mettre, ils les mettent !

• Contre ce genre d’équipes, c’est d’autant plus important de ne pas rater des immanquables comme un tir ou un 7 mètres…
Contre toutes les équipes ! C’est ce qui commence à me faire chier un peu. Chaque week-end, on se dit “ouais, on a fait notre match, on s’est donné. Ils étaient peut-être meilleurs que nous”. Mais je ne suis pas forcément d’accord. Toutes les équipes ne sont pas meilleures. C’est une équipe qui est à notre niveau. On doit pouvoir jouer à ce niveau. Sarrebourg est 3e de sa poule ! Quand on joue Chambéry, et d’autres, c’est pareil. C’est très homogène, sauf que nous, on est systématiquement derrière. Ça commence à nous peser.

• Tu dis que le travail est bon la semaine pourtant…
Il est pas encore bon pour moi. C’est bien mieux, mais pas suffisant pour répondre à l’exigence de “la balle décisive, on va la mettre” ou de “je vais faire la faute supplémentaire ou provoquer la passe supplémentaire”.

• C’est dans la tête ou dans la spirale négative des défaites ? Des petites choses…
Beaucoup de petites choses. Je ne sais pas si la spirale des défaites nous fait encore mal à la tête. En championnat, on n’en fait que deux de suite. Mais deux, c’est pas normal ! On n’est pas la tête dans le seau par rapport à ça. Mais ça va commencer à venir, car on va commencer à regarder le classement. On avait trois équipes derrière, les trois seules que l’on avait réussi à battre. Y’a pas plus logique comme classement. Mais à un moment, ces équipes feront une perf et on se retrouvera dans la zone rouge !

• Place à Épinal, le dernier de la poule…
Oui, samedi on va chez les derniers de la poule qui n’ont pas gagné un match ! C’est l’occasion de se rassurer avant les fêtes et de prendre des points pour revenir en janvier avec la hargne. Car il va falloir gagner des matches impérativement !

• Il y a tout de même des motifs d’espoir…
Bien sûr. On a les balles ! Et quand on les mettra, et qu’on va réenclencher la marche avant, ça ira ! C’est à dire en gardant l’état d’esprit qu’on propose, contrairement à l’ACBB ou à la première mi-temps de Besançon. Contrairement à ces moments, on ne lâche jamais. On est tout le temps en train de se battre, mettre des buts… Face à Sarrebourg, en première mi-temps, dès qu’on marquait, tout le monde se levait, le public aussi ! Ça nous porte. Mais il manque encore un truc, ce truc qui fait la différence entre Sarrebourg et nous !

• Le groupe vit bien ?
Oui. C’est un super groupe, avec un super état d’esprit. Rien à dire là-dessus. On est tous ensemble, même après les défaites, calmes, posés, à discuter. Mais on discute beaucoup, il faudrait agir encore un peu plus. Il faut être plus exigent chacun envers lui-même et exiger plus des autres pour progresser encore… même si on est bien mieux ! Ça se voit, mais ce n’est pas suffisant.

• Avant les fêtes, il reste deux déplacements à Épinal en championnat puis en Coupe de France à Folschviller (en 32es de finale à 20:30 le 1er décembre). Une période-clé pour se relancer…
Tout va dépendre d’Épinal ! C’est obligation de gagner ! On y va, on joue, on gagne et on rentre ! La Coupe de France, c’est toujours un match particulier, avec un long déplacement. Dans les têtes, c’est Épinal. La Coupe de France, on verra. Et à la reprise, il faudra se dire “ça y est. On a compris nos erreurs sur ces trois premiers mois. On sait ce que l’on a fait, ce qu’on a à faire et où on va” ! Et on va finir une deuxième partie de saison en trombe, à essayer de tout gagner. Il faut tout gagner et finir bien placé dans cette poule, déjà.

• Malheureusement, il va y avoir une grosse coupure avant la reprise du championnat (entre le 24 novembre à Epinal et le 20 janvier à Besançon). Elle va faire du bien dans la tête et les jambes !
Elle va faire du bien ! On n’en a pas eu beaucoup depuis la reprise en août. Quand ça va bien, ça va bien ! Mais quand ça ne va pas, tu enchaînes… À nous pendant cette longue période de nous ressourcer et de revenir avec un état d’esprit de hargne. L’état d’esprit, c’est bien. Mais il faut la hargne pour mettre ces buts ! Faut que ça se concrétise au tableau ! Y’a que les victoires qui comptent !

• On vous avait vus remonter quatre buts à Folschviller et gagner de +7 au CSL. C’est ça qu’il faut retrouver ?
Exactement. J’aimerais bien un jour que l’on arrive à maitriser un match et qu’on réussisse à être devant du début à la fin et pas à devoir poursuivre le score et se battre pour repasser devant. Il faut prétendre jouer à ce niveau, savoir maitriser un match, surtout devant un public qui nous aide beaucoup, pour battre les meilleurs ! Ça va payer !

 

Interview réalisée par Frédéric Thoos (Élite Val d’Oise Handball)
Photos : Patrick Paumard (Élite Val d’Oise Handball)

 

« J’aimerais un jour que l’on réussisse à maitriser un match du début à la fin
et ne pas avoir à courir après le score. Il faut prétendre jouer
à ce niveau pour battre les meilleurs ! Ça va payer. »

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